vendredi 1 mars 2019

Pourquoi évaluer?

Pourquoi évaluer?
À quoi me sert l’évaluation des apprentissages?
Que représentent les pourcentages utilisés pour quantifier les apprentissages de mes élèves?

Ces trois questions m’interpellent tous les jours depuis ma première rentrée scolaire. Avant ce moment l’évaluation des apprentissages m’interpellait, mais j’écoutais ce qu’on me disait sans réellement la vivre. Mis à part mon dernier stage où mon enseignante associée me questionnait beaucoup et me mettait au défi lorsque l’on discutait d’évaluation des apprentissages, je n’avais jamais vraiment pris le temps de réfléchir à ce que je faisais. 

Deux étapes se sont écoulées depuis le début de l’année scolaire et pourtant je ne me sens pas plus à l’aise et compétent lorsque j’évalue en classe. Chaque période d’évaluation amène son lot d’anxiété, de comportements difficiles et de déceptions difficiles à avaler pour les élèves et moi. J’essaie par plusieurs moyens de réduire ces éléments. Par contre, j’en arrive à des constats après avoir vu un peu plus de la moitié de l’année scolaire défiler sous mes pieds.

  1. 1.La majorité de mes élèves vivent une anxiété de performance démesurée.
  2. 2.Plusieurs « échouent » alors que mon jugement professionnel me dit autrement.
  3. 3.Les réussites des élèves sont mises de côté et l’accent est mis sur les erreurs.
  4. 4.Le bulletin chiffré devient incompatible avec certaines méthodes d’évaluations.

En écrivant ces quatre constats, je réalise que mon jugement est peut-être biaisé par ma tête fraichement sortie de l’université où le monde de l’éducation n’est pas toujours celui que l’on rencontre une fois sorti. Malgré mes ambitions et mon idéalisme, je crois en mes constats et je cherche des solutions à ceux-ci. Quelques jours avant la publication de mon billet, le Conseil supérieur de l’éducation a publié un rapport dans lequel il fait des constats similaires aux miens. Je ne dois pas être trop « dans le champ » comme mes élèves s’amusent à dire! 

Ma vision de l’évaluation est qu’elle doit servir à ajuster nos enseignements. L’évaluation doit être au service de l’apprentissage, pas le contraire. Cette phrase, répétée par les conseillères pédagogiques de ma commission scolaire, m’a amené à changer mes pratiques évaluatives. Une bouchée à la fois, j’effectue de petits changements. Par exemple, j’ai commencé à intégrer des entretiens en mathématique et en français. Ces entretiens, me permettent d’accéder à la métacognition de mes élèves. J’arrive à réellement voir comment ils réfléchissent et quels procédés ils utilisent. De plus, j’essaie d’observer certaines choses à des moments ponctuels et précis dans ma planification. C’est encore un processus en développement, mais je trouve que ces observations sont riches pédagogiquement.



J’ai aussi réduit la quantité d’évaluations sommatives. Ces évaluations amènent énormément d’anxiété chez mes élèves et souvent ne me donnent pas un portrait juste des forces et défis de mes élèves. À mon avis, ces évaluations ne sont pas les seules méthodes et les seuls moyens de validation. Par contre, je crois fermement que ces évaluations sont nécessaires en fin d’apprentissage pour venir valider l’acquisitions des concepts et le déploiement de leur compétence. 

À mes yeux, le rôle d’enseigner et d’évaluer mérite une réflexion quotidienne. Afin de pouvoir toujours être efficaces et avoir un regard juste de nos élèves, il est essentiel que nous nous remettions en question. L’acte d’évaluer change tous les jours et nos élèves méritent à ce qu’on se questionne et que l’on cherche à avoir les meilleures méthodes. Toute la réflexion qui débute au Québec à propos de l’évaluation des apprentissages m’intéresse beaucoup. Je crois que la réflexion est nécessaire et la remise en question du bulletin chiffré, autant controversée soit-elle, nous amènera à trouver des solutions appropriées et innovantes pour poursuivre notre travail d’enseignant. 

Et surtout, n’oubliez pas. Nous en faisons assez. 
M. Jason


jeudi 14 février 2019

Leur donner le temps...

"As-tu pensé à vérifier ton pluriel dans ta phrase?
"Non."
"Peux-tu le vérifier?"
"Oui."
"Ok! Fais-le, je reviens tantôt!"

Vous êtes vous reconnu dans l'échange plus haut? Vous est-il déjà arrivé de poser des questions similaires à vos élèves afin de les aider, de les accompagner? Cet exemple d'échange m'arrive souvent et malgré toutes les bonnes intentions que j'ai, en prenant du recul je réalise que je n'aide pas mon élève tant que ça. Pourquoi? Parce que je ne lui pose pas de questions ouvertes.

J'entends déjà mon superviseur de stage 4 me répéter de travailler à poser plus de questions ouvertes. (Alain, si tu me lis, sache que j'essaie d'en poser le plus possible tous les jours! 😉) Si jamais tu n'as jamais entendu un tel concept, une question ouverte se définit par le genre de réponse qu'un répondant donnera. Sa réponse ne sera pas préétablie et la personne pourra s'exprimer librement en réfléchissant aux mots utilisés.

La semaine dernière, j'ai assisté à un atelier de travail/perfectionnement où le sujet du réinvestissement des connaissances des élèves en écriture a été discuté. Plusieurs soulevaient le point que les élèves n'arrivaient pas à réinvestir leurs connaissances en écriture lors d'une situation d'écriture où leur compétence à écrire était sollicitée. Nous sommes venus à la conclusion que les enfants ont de la difficulté à se remettre en question lors d'une période d'écriture et qu'ils ont beaucoup de difficulté à être autonomes pendant ces moments. Plusieurs ont besoin d'un support constant de l'enseignant(e) afin d'être rassurés de faire les bons choix et les bonnes corrections.

La discussion a éveillé un questionnement en moi. Pourquoi blâmer uniquement les enfants pour leur difficulté à réinvestir leurs connaissances? Ne sommes-nous pas à blâmer aussi? Les enseignant(e)s ont certainement une part de responsabilité?

En poursuivant mon questionnement interne, j'ai réalisé que nous donnons très peu d'occasions à nos élèves de réfléchir réellement à ce qu'ils font. Nous posons des questions fermées naturellement sans s'en rendre compte. Est-ce par souci d'efficacité? Par souci de rapidité? Ou tout simplement parce que Jonathan* est tombé de sa chaise et Michael* lance des effaces à son voisin et nous devons intervenir?

Peu importe, je m'éloigne du sujet. Désolé, mais les effaces lancées ça vient VRAIMENT me chercher...

En posant plus de questions ouvertes, nous suscitons la réflexion chez nos élèves. Nous les amenons à se questionner sur leurs actions et à trouver les solutions aux problèmes auxquels ils font face. Que ce soit en écriture, lecture, mathématique, peu importe, le questionnement dit ouvert permet à votre élève d'utiliser ses connaissances pour produire une réponse. Ce n'est pas toujours facile à faire et je suis le premier à oublier de poser de telles questions. Par contre, les quelques fois où j'ai utilisé ce questionnement là j'ai vu des remarques et des réflexions de haut niveau venir de mes élèves. 

Un questionnement ouvert sous-entend que le temps de réflexion sera plus long et la réponse n'arrivera peut-être pas immédiatement. Il faut résister à la tentation de poser une nouvelle question, fermée, qui donnera implicitement la réponse à l'élève. Plutôt, posez une nouvelle question ouverte afin d'approcher le problème d'un autre angle. Laissez le temps à votre élève de réfléchir. Je vous avertis. C'est difficile d'attendre! Je vous promets que ce sera payant pour vous et votre élève! Il sait comment répondre à la question, il a les connaissances nécessaires. Laissez-lui le temps de réfléchir et de placer les mots en ordre dans sa tête afin de produire l'énoncé gagnant.

Le questionnement ouvert est un art qui se développe, qui s'améliore et qui se travaille. Nous ne deviendrons pas tous experts de ce type de questionnement du jour au lendemain, mais chaque petit pas nous fait avancer dans la bonne direction. Chaque question ouverte développe l'autonomie de votre élève et le fait cheminer. Vous éviterez de dire implicitement la réponse à la question en la posant et votre élève devra réfléchir à ce qu'il a fait pour expliquer son raisonnement.

La prochaine fois que vous remarquerez que votre élève n'aura pas mis tous ses signes d'accords du pluriel dans un texte, essayez de poser une question qui ne se répond pas par oui ou non. La prochaine fois, votre échange ressemblera peut-être à ceci:

"Comment peux-tu m'assurer que ta phrase est sans erreur?"
"En vérifiant mes accords du nombre et du genre. En vérifiant mon verbe."
"Montre-moi comment tu ferais cela."
"Je trouve les noms et les groupes du nom..."

Si vous arrivez à poser au moins 1 question ouverte par jour, dites vous que vous en avez fait assez.

À la prochaine!



jeudi 7 février 2019

Le droit à l'erreur

La semaine des enseignantes et des enseignants tire à sa fin. Nous l'avons tous soulignée à notre façon et nous nous sommes félicités pour tout le travail que ne accomplissons au quotidien. Nous devrions se féliciter et se valoriser 52 semaines par année, mais la réalité quotidienne nous rattrape et nous sommes trop préoccupés par autre chose. C'est ainsi que la semaine des enseignantes et des enseignants se termine et nous continuons sur notre chemin long de 180 jours.

Chemin magnifique, mais qui n'est pas toujours parfait. Digne de nos routes québécoises, cette route est cahoteuse et parfois nous donne envie de rebrousser chemin. Pourtant, nous persévérons jusqu'à la fin juin, moment où la lumière du réservoir d'essence allume et où l'arrêt obligatoire à la station d'essence commence. Sur le chemin, nous amenons avec nous notre GPS (PFEQ, PDA et autres référentiels) pour être certains d'aller dans le bon sens afin de se rendre à notre destination correctement. 

Je ne suis qu'un enseignant en début de carrière, mais je vous admets que j'ai dû recalibrer plusieurs fois mon GPS. Il m'est arrivé très souvent de partir dans une direction qui finalement n'aboutissait à rien. C'était difficile pour moi tous ces détours, involontaires, qui se répétaient quelques fois par mois. J'étais certain que le chemin que j'avais choisi était le bon, mais non. Je commettais des erreurs à répétition et mon égo en a pris un coup. Je devais me rendre à l'évidence, je n'étais pas parfait et je commettais des erreurs. 

Ça a été difficile de l'admettre. Je ne voulais pas que ça paraisse. Nous sommes des bêtes étranges les enseignants parfois. Nous avons peur de faire des erreurs. Nous avons une idée de ce que nous voulons devenir comme enseignant et lorsque nous n'y arrivons pas il est difficile pour nous de l'admettre. Personnellement, je cachais mes erreurs, refusant de voir ces moments comme des opportunités incroyables d'apprentissage. M. Jason ne pouvait pas commettre d'erreur. Il est un enseignant sérieux qui se doit d'être un exemple pour ses élèves. Pourtant, j'étais tout sauf un exemple dans ces moments là.

Un jour d'octobre, alors que nous faisions une phrase du jour au tableau, un élève m'a posé une question plutôt bête à laquelle je ne m'étais jamais arrêté.

"M. Jason. C'est quelle classe de mots "très"?"

Très... Très. TRÈS?! Rapidement je suis tombé en mode "panique". Déterminant? Non. Verbe? Non. Nom commun? Non. Adjectif? Adverbe? Préposition? Conjonction? Comment cela pouvait-il m'arriver? 

Sans trop penser, j'ai répondu à mon élève une classe de mot sans en être certain. C'est à ce moment qu'une idée m'est venue. J'ai 20 dictionnaires au fond de la classe. Prends un dictionnaire, cherche le mot "très" et profite du moment pour expliquer aux élèves comment manipuler, chercher et lire un dictionnaire. Je l'ai fait.

"Très: adv. Indique un superlatif absolu (...)."

Je venais de commettre une erreur et mes élèves venaient de l'apprendre en même temps que moi. La honte! Au contraire, mes élèves ont apprécié que je fasse une erreur devant eux. Ils ont réalisé qu'à ce moment là, faire des erreurs est normal et tout le monde peut en faire. Leur rapport face à l'erreur venait de changer. Si M. Jason peut faire des erreurs et apprendre de celles-ci, eux aussi peuvent en faire et ce n'est pas grave. Mon rapport face aux erreurs a aussi changé. Depuis, je me permets d'en faire (pas trop souvent quand même ;) ) et j'utilise ces moments comme un opportunité riche en échanges et en apprentissages. 

Aujourd'hui, je suis beaucoup plus un exemple pour mes élèves que ce que j'étais avant ce moment là.  Les erreurs ne m'effraient plus et elles n'effraient plus mes élèves. Vaut mieux essayer et rectifier le tir que de le faire sans vouloir admettre qu'il y a mieux. En me permettant de me tromper, mes élèves n'ont plus peur de faire des erreurs. Ils réalisent qu'en les faisant, ils apprendront comment l'éviter et appliqueront cette stratégie la prochaine fois. 

Au Québec, nous sommes très compétitifs et nous voyons l'erreur comme un échec, une fatalité quelque chose de terrible. Cela peut nous mener à plusieurs difficultés dont l'anxiété. Pourtant, je fais des erreurs et je suis encore ici, devant mon écran, à vous écrire ce billet. J'ai appris de mes erreurs et j'ai aimé en faire. Elles m'ont permis de grandir, m'améliorer et développer de nouvelles stratégies plus efficaces avec lesquelles je réussis mieux. Je ne vous dis pas de faire des erreurs tous les jours, mais plutôt de les voir sous un autre oeil. 

La prochaine où vous ferez une erreur, arrêtez vous. Demandez vous s'il vaut vraiment la peine de cacher celle-ci à vos élèves. La réponse sera probablement négative. Si tel est le cas, avouez votre erreur et profitez de ce moment pour échanger avec vos élèves et pour apprendre avec eux. Vous verrez que c'est tellement plus plaisant! 

Parce que faire des erreurs, ce n'est pas grave.

J'en fais des erreurs et ce n'est pas grave.

dimanche 3 février 2019

Cher M. Jason...

Toi, le/la nouvel(le) enseignant(e) qui s'étonne devant les 100 premiers jours qui sont déjà terminés. Je t'écris pour te dire des choses que j'aurais aimé savoir il y a 100 jours. Ces journées ont défilé sous mes pieds aussi rapidement que la taille des crayons neufs de mes élèves dans l'aiguisoir murale.

Il y a 100 jours, j'étais un nouvel enseignant fébrile et motivé à l'idée d'entamer ma première rentrée scolaire. Le défi qui se présentait à moi était énorme, même géant. Nouvelle école, nouvelle équipe, aucun mobilier, que des tableaux vides et un bureau neuf.

Il y a 100 jours, je rencontrais mes élèves pour la première fois. J'ai cherché longtemps pour avoir l'idée du siècle afin de les rencontrer et pour me présenter. À mon avis, je l'ai trouvée cette idée là et j'en étais très fier.

Il y a 100 jours, j'ignorais les obstacles qui m'attendaient sur mon chemin. J'ignorais les difficultés de mes élèves. J'ignorais toutes les structures et les procédures administratives qui longeaient mon chemin sinueux. J'ignorais.

Il y a 100 jours, je ne m'imaginais pas écrire ce billet dans mon blogue, mais c'est important pour moi de le faire ce soir. C'est important pour moi de t'écrire pour te dire ces choses que j'aurais voulu savoir il y a 100 jours.

Ce que je tenais à te dire ce soir, c'est que tu en fais assez.

Ta classe n'est peut-être pas parfaite comme toutes celles que tu t'imagines lorsque tu les vois défiler sur Instagram. Dis-toi que celle que tu as construite est à ton image et est parfaite dans ses imperfections. Tous les efforts et le temps que tu as mis dans celle-ci sont incroyables. Elle n'est peut-être pas ce que tu t'imaginais, mais tu en as fait assez.

Les activités que tu fais avec tes élèves ne sont peut-être pas celles imaginées. L'activité que tu as passé des heures à préparer et qui finalement n'a pas été le succès imaginé t'as peut-être beaucoup déçu. As-tu réussi à passer le message prévu? Tes élèves ont-ils appris quelque chose? Oui? Alors tu en as fait assez.

Ce soir, en t'écrivant je réalise que j'en fais assez. Oui, je mets beaucoup d'efforts dans ce que je fais. Oui, je partage beaucoup en ligne et je te fais entrer dans mon quotidien à l'aide de vidéos sur ma chaine YouTube. Malgré tout cela, j'en fais assez. 

Nous sommes très exigeants envers nous-mêmes et cela nous amène à nous dépasser. Cela nous amène aussi à être déçus de nous et à remettre en question notre choix de devenir enseignant(e). À la fin de la journée, as-tu réussi à leur apprendre quelque chose? As-tu passé des moments agréables en présence de tes élèves? Il m'étonnerait que tu ne répondes pas oui, parce que tu en fais assez tous les jours.

Tous les jours, il y a un nouvel article publié dans les médias qui parle de l'enseignement et de notre milieu de travail. Va-t-il être positif aujourd'hui ou négatif? C'est toujours une surprise. Tu es confronté à l'opinion de tes proches, tes ami(e)s et du public. C'est difficile devoir toujours te justifier et expliquer les réalités de ton travail. Au bout du compte, peu importe ce qu'ils te disent tu es une personne extraordinaire et très peu prendraient ta place tous les matins. Tu te dis peut-être que tu devrais en faire plus, mais tu en fais déjà assez.

N'oublie pas de prendre soin de toi et de prendre des moments pour te reposer. Notre travail n'est pas facile, mais c'est important de décrocher par moments.

Pendant les 100 derniers jours, je trouvais que je n'en faisais pas assez. Je pensais que je n'étais pas à la hauteur de mes attentes. Il y a 100 jours, j'en faisais déjà assez et toi aussi. En repensant à tes 100 derniers jours, tu te dis peut-être que ton petit Alexis* pourrait en avoir plus. Dis-toi que cet élève est chanceux de t'avoir tous les matins, rassure-toi.

Peu importe ce qu'on te dit, tu en fais assez.

Et surtout.

Bonne semaine des enseignants et des enseignantes!

*Cet élève est un nom fictif. Toute ressemblance à quelqu'un est une coïncidence. 

samedi 15 septembre 2018

Critique littéraire: "Teach Like Finland"

Bon lundi à toutes et à tous!

Déjà deux semaines d'école écoulées depuis la rentrée. Il est fou comment le temps défile rapidement. J'ai l'impression que nous venons tout juste de prendre possession de l'école et de nos classes. Pourtant nous sommes déjà rendus à la mi-septembre.

Comme plusieurs le savent (si tu suis mon compte Instagram tu l'as su), cela fait déjà quelques mois que j'ai commencé à lire "Teach Like Finland" écrit par Timothy D. Walker.




Ce livre avait été recommandé sur un blogue américain "Teach like a girl". Rapidement, je me le suis procuré et depuis je l'ai lu graduellement dans mes temps libres. (Disons qu'entre mon dernier stage, mon été au camp et la rentrée scolaire je n'avais pas beaucoup de temps libres ;) ) Le livre présente l'expérience d'un enseignant américain pendant ses deux années de travail en Finlande dans le système d'éducation publique. Il propose 33 stratégies à implanter en classe afin d'avoir un environnement stimulant et positif inspiré des techniques finlandaises.

J'ai aimé cette lecture, mais j'ai été déçu de celui-ci pour quelques raisons que je vous explique plus bas. Je présenterai les points positifs de ce livre ainsi que les raisons pour lesquelles je suis déçu. Allons-y!

Ce que j'ai aimé

Le livre est relativement facile à lire (tant que vous soyez capables de lire l'anglais) et n'utilise pas de langage trop scientifique. C'est une lecture agréable qui se fait bien en soirée ou avant de se coucher. Le livre est divisé en cinq parties, chacune d'elle ayant une thématique distincte. Les thèmes sont:

  • le bien-être
  • le sentiment d'appartenance
  • l'autonomie
  • la maitrise
  • l'attitude
L'auteur propose des stratégies simples et faciles à mettre en action en classe. Pour chacune d'elles, il propose la manière finlandaise ainsi qu'une manière américanisée. Il était intéressant de lire toutes ces stratégies de son point de vue. Puisqu'il y a vécu deux ans, il y a un sentiment d'immersion et de réflexion en profondeur afin de mieux comprendre chacune d'elles. L'auteur évite de présenter ces stratégies de manière superficielle et cela nous permet de réellement comprendre le fonctionnement finlandais.

L'autre aspect positif du livre était que tout au long du livre, l'auteur compare les stratégies et l'environnement éducatif finlandais à ce qu'on retrouve aux États-Unis. C'était très intéressant de voir ces deux façons de voir l'éducation ainsi que le rôle des enseignants. Celles-ci étaient complètement différentes et parfois il était choquant de lire ce qui se passait dans les classes américaines. 

Ce que j'ai moins aimé

Autant il était intéressant de lire les stratégies finlandaises et comprendre comment le système américain fonctionne, autant il était décevant de les lire. Le système d'éducation américain étant basé sur le fonctionnement anglo-saxon, les stratégies de la Finlande s'avèrent intéressantes et pertinentes à intégrer là-bas. Avoir été un enseignant américain, j'aurais adoré lire ce livre et j'aurais été impressionné par ce qui est écrit par l'auteur.

Puisque notre système d'éducation s'est inspiré de ce qui se faisait en scandinavie, plusieurs des stratégies proposées m'étaient familières. Beaucoup de ce que l'auteur proposait à implanter en classe était des choses que je faisais déjà au quotidien. C'est surtout pour cette raison que le livre m'a déçu. Je ne sens pas que j'ai appris beaucoup ou que ça aura changé mon enseignement.

Note finale

Après la lecture de ce livre, je lui accorde une note de B+. Malgré que je ne semble pas avoir appris beaucoup, j'ai aimé d'avoir lu la perspective d'un enseignant américain. J'ai pu mieux comprendre la réalité des enseignants américains lorsqu'il faisait des comparaisons entre la Finlande et son pays natal. Malgré tout, je vous recommande cette lecture!

À bientôt!





dimanche 9 septembre 2018

Ma première rentrée scolaire

Bonjour!

Il s'en est passé des choses depuis mon dernier billet sur le blogue! Ma vie professionnelle a rapidement pris son envol comme plusieurs ont pu le constater sur mes différentes plateformes en ligne. Voici un résumé de cet été et des derniers jours.

Été 2018

Pour un 9e et dernier été, je suis retourné comme coordonnateur-chef des camps de jour où je travaille depuis que j'ai 17 ans. Ce fût un été magnifique et rempli de défis. Chaque semaine m'amenait à me dépasser. Cet été était mon dernier et j'ai eu la chance d'avoir mon chandail et mon nom retiré au camp. Ce fût un moment très émouvant et rempli de fierté.


Rentrée scolaire

Ma première rentrée scolaire fût toute une aventure. À ma commission scolaire, il faut aller directement dans les écoles afin d'obtenir nos premiers contrats afin d'entrer sur la liste de priorité et éventuellement signer son poste. Les affectations étaient un moment un peu fou, mais en approchant les direction d'écoles que j'étais intéressé, j'ai réussi à signer mon poste dans une classe multi de 3e et 4e année. En réussissant à faire une telle chose, je m'évite beaucoup d'années de précarité et je m'assure de rester au même endroit pour plusieurs années (je l'espère!).

Le lendemain des affectations, je me suis dirigé vers ma nouvelle école où j'ai signé mon poste. L'école est neuve et vient d'ouvrir cette année. Beaucoup de défis m'attendaient... Tout était à construire dans la classe, plusieurs procédures étaient à planifier et beaucoup de nouvelles rencontres étaient à faire. En prenant du recul, je suis très fier de ce que j'ai réussi à accomplir pendant les quatre journées pédagogiques. Il est évident que l'an prochain je pourrai m'améliorer et perfectionner certaines choses, mais pour l'instant ça fonctionne bien. 

Si vous voulez voir les vlogues du déroulement de ces journées, cliquez ici.

Voici ma planification des 3 premières journées d'école. Pour avoir accès au document PDF avec les hyperliens cliquez ici.


La première journée était plutôt une demie-journée. Nous avons pris le temps de visiter les lieux et apprendre à se connaitre. Afin de mieux connaitre mes élèves, j'ai utilisé l'activité de ma chère amie La classe de Karine. J'ai modifié un peu l'activité afin qu'elle réponde aux besoins de mon milieu. Une fois l'activité complétée, j'ai ramassé les copies de chaque élèves afin de prendre connaissance de ces derniers. 

Ce fût très intéressant comme exercice et j'ai adoré lire les réponses de mes élèves. Il m'a vraiment permis de prendre le poul de mon groupe et de mieux planifier mon système de niveaux d'autonomie selon leurs besoins.


La deuxième journée était une journée pleine. Nous avons poursuivi à se connaitre avec mon activité de bingo. Maintenant que je connaissais un peu mieux chaque élève, je voulais qu'ils se connaissent entre eux. L'activité du bingo a permis de faire cela tout en se déplaçant dans la classe et en étant actifs.

Règles de la classe flexible

Toute l'école est aménagée de manière flexible. Il était important d'établir les règles de fonctionnement rapidement et qu'elles soient claires pour tous mes élèves. Pendant la journée (et la semaine qui a suivi) nous avons changé de place à toutes les périodes. Les élèves se sont "pratiqués" à faire des choix. Naturellement, nous avons eu quelques accrochages et conflits entre certains élèves, mais ça s'est très bien déroulé.

Activité de "post-it" des valeurs de classe

Mis à part les règles de classe, nous n'avons pas réellement de règles de fonctionnement de la classe. Il était essentiel pour moi d'avoir des valeurs de classe communes afin de favoriser le bien être commun de tous dans le local. Mes 5 valeurs étaient déjà prédéterminées en fonction de ma personnalité, mais nous avons pris le temps de trouver la définition de chaque mot ainsi que des comportements observables en classe.

Une fois cela fait, chaque élève a reçu un "post-it" et ils ont écrit un comportement observable en classe. J'ai collé tous les papiers autour de la valeur travaillée. Les élèves ont vraiment bien compris chacune d'elles et il est facile pour moi d'y faire référence lorsqu'il y a des débordements en classe.


La dernière journée a eu lieu le mardi suivant. Nous avons pris le temps de bien expliquer les routines du matin et du soir. De plus, elles sont affichées à l'avant de la classe comme aide-mémoire pour les élèves plus distraits. 

Comment choisir un livre à ma taille

Cette activité aura un billet propre à elle. Par contre, dans ma classe les livres sont distribués dans mes paniers selon le type de texte. Les élèves sont autonomes dans leurs choix et je vérifie ceux-ci au moyen d'entrevues de lecture hebdomadaires. C'est tout ce que je dis pour le moment! Soyez attentif à mon prochain billet!

1re activité en univers social

Puisque j'enseigne à deux niveaux, les programmes en U.S. sont complètement différents. Avant de me lancer dans cela, j'ai pris le temps de présenter une carte du monde. Nous avons situé le Canada, l'équateur et nous avons pris le temps d'apprendre ce qu'est une rose des vents. Une fois le tout présenté et compris, je suis prêt à me lancer dans le territoire des amérindiens et de la Nouvelle-France. Merci à Karine pour l'idée!

C'est ce qui résume mes premiers trois jours. Naturellement, nous n'avons pas réellement commencé de "matière" pure et dure les autres jours. Nous avons continué à apprivoiser les routines et à connaitre les limites de tous et chacun. La semaine a été aussi un moment pour moi de diagnostiquer les acquis de tous les élèves afin de bâtir ma planification des semaines et mois à venir...

Et vous? Comment s'est passée votre rentrée scolaire? Auriez-vous fait des choses différemment? Écrivez-moi en commentaires plus bas! 

À bientôt!

dimanche 20 mai 2018

Stratégo des mathématiques

Bonjour à tous et à toutes!


Je dois commencer mon billet en m'excusant d'être si peu actif et peu constant dans mes publications. La fin de mon stage et mon premier contrat en 1re année prennent tout mon temps. À cause de ceci, je n'arrive pas à trouver le temps pour continuer à créer du contenu sur YouTube et sur mon blogue. J'aimerais bien être aussi productif que Les trois filles et l'enseignement autrement, mais je ne peux pas de diviser en trois M. Jason! ;) 

Aujourd'hui je vous écris à la suite de plusieurs demandes pour expliquer mon jeu de mathématiques que j'ai fait à l'extérieur avec ma classe. Alors que je commençais mon remplacement, je me questionnais afin de trouver une façon de rendre l'apprentissage et la révision des mathématiques intéressante et divertissante. Mon objectif: réviser les mathématiques sans que les élèves ne s'en rendent compte. Avant de concevoir l'activité, j'ai assisté à une formation avec mes collègues à propos de l'apprentissage actif et en mouvement. En gros, plus il y a de sens qui sont mis à contribution, plus les apprentissages sont durables chez les élèves. C'est alors que m'est venue l'idée de modifier une ancienne activité que j'avais utilisée au préscolaire et de l'adapter pour les besoins de ma classe de 1re.

Le principe du jeu est simple. Les élèves sont divisés en deux équipes qui ont chacun une partie des cartes de nombres. L'objectif est de gagner toutes les cartes et que l'autre équipe n'en ait plus. Les règles du jeu sont les suivantes:

  1. Chaque élève a une carte.
  2. Un élève par équipe est de chaque côté du terrain de jeu et agis comme base de départ. Cet élève a un paquet de cartes qui ne sont pas distribuées.
  3. Chaque équipe court sur le terrain de jeu. L'objectif est de toucher un membre de l'équipe opposée.
  4. Une fois un membre touché, chaque élève doit se montrer sa carte. La plus grande carte gagne le combat.
  5. Lorsqu'un combat est gagné, l'élève prend la carte et la ramène à sa base de départ. L'autre élève doit aller se chercher une nouvelle carte à sa base.
  6. Le jeu se termine lorsque toutes les cartes d'une équipe ont été volées.


Le jeu est aussi simple que cela. Il a permis de travailler la suite numérique de 1 à 100. Les élèves ont pu comparer les nombres entre eux et ont travaillé la représentation visuelle de ceux-ci grâce aux dessins en base 10. Pour les besoins de mes élèves, j'ai divisé les cartes de 1 à 59 et de 60 à 100. J'ai divisé les cartes afin d'empêcher les élèves de se fier au dessin pour déterminer quel nombre est le plus grand.


Cette activité a été un réel succès auprès de mes élèves. Lorsque nous avons fait le retour en grand groupe, aucun élève a remarqué qu'ils avaient fait des mathématiques. Justement, cette semaine un élève m'a demandé de rejouer au jeu.


Et voilà! C'est aussi simple que ça! Si vous désirez jouer au jeu avec vos élèves, vous pouvez acheter mes cartes en base 10 en cliquant ici! Profitez en puisqu'elles sont en rabais jusqu'à demain (21 mai)!


Bonne journée!

M. Jason


samedi 17 mars 2018

Stage final: niveaux d'autonomie

Bonjour!

C'est enfin le moment où j'écris à propos des fameux niveaux d'autonomie utilisés dans ma classe de stage! Très honnêtement, j'avais prévu écrire sur ce sujet plus tôt, mais la folie du stage m'a amenée à aujourd'hui. Déjà plus de la moitié du stage est réalisée et j'arrive à peine à y croire!

Revenons au sujet principal, les niveaux d'autonomie. Depuis maintenant 6 semaines, j'utilise ces niveaux pour gérer les comportements en classe tout en mettant au clair avec les élèves les comportements auxquels je m'attends. Pour les besoins de mon stage, j'ai créé quatre niveaux dans lesquels j'ai ciblé des comportements spécifiques. Tous les élèves ont commencé au premier niveau puisque c'était un comportement que je savais qui était maitrisé par eux. À gauche et à droite de mes affiches, placées verticalement du bas vers le haut, j'ai placé les petites montagnes des élèves. Chaque élève a une montagne avec son numéro de classe écrit dessus.



Lors de la présentation des niveaux d'autonomie, j'ai pris une période complète afin d'expliquer son fonctionnement, d'expliquer ce que c'était, de modéliser tous les comportements et enfin d'expliquer les modalités de passage au prochain niveau. Selon moi, il est essentiel de prendre le temps d'expliquer tout cela à nos élèves. Le plus important est de modéliser chaque comportement de chaque niveau et de mettre les attentes très claires avec les élèves. En faisant cela, nous évitons toute ambiguïté et cela évite beaucoup de conflits auprès de nos élèves qui auront plus de difficulté à passer aux prochains niveaux. 

Habituellement, je fais une cérémonie d'autonomie à toutes les 2-3 semaines. Les élèves sont prévenus à l'avance et la date est affichée sur le calendrier de classe. Cela permet aux élèves de connaitre le temps qu'ils ont pour me prouver qu'ils sont capables de reproduire le comportement attendu en tout temps dans la classe. Lors de cette cérémonie, les élèves s'assoient en cercle et nous discutons de chacun. Les élèves peuvent s'exprimer sur les raisons pourquoi ils devraient ou non augmenter de niveau. Si jamais un élève était en désaccord, il peut lever la main et expliquer à l'élève pourquoi il est en désaccord. Ces discussions sont très riches et me permettent de voir l'évolution du comportement de l'élève.

Finalement, à chaque niveau est associé un privilège. Ces privilèges sont associés à l'autonomie et à la gestion de la classe. Les privilèges sont les suivants:

  1. L'élève peut lire ou dessiner pendant la routine.
  2. L'élève peut circuler librement dans l'école lorsque le groupe se déplace avec moi.
  3. L'élève peut choisir sa place de manière autonome parmi mes espaces "flexibles".
  4. L'élève peut faire ses devoirs en classe afin d'éviter de les ramener à la maison.


Depuis l'intégration de ceux-ci en classe, mes élèves ont beaucoup progressé. Les comportements indésirables ont diminué et l'ambiance de classe est excellente. Ils sont très fiers lorsqu'ils passent à un niveau supérieur. Très souvent, les autres élèves félicitent les autres et vice-versa. C'est très mignon à voir!

Pour télécharger les documents, cliquez sur les images ci-dessus. Les documents sont GRATUITS!!




Sur MieuxEnseigner





À bientôt!





mardi 20 février 2018

Les entretiens de lecture

Bonjour à tous et à toutes!

Depuis le début de mon stage, j'effectue des entretiens de lecture quotidiens auprès de mes élèves. Avant de commencer, mon enseignante associée les effectuaient déjà et j'ai décidé de poursuivre cette pratique pédagogique.

Les entretiens de lecture me permettent de prendre le temps d'écouter mes élèves lire. Ceci me permet de mieux connaitre les habiletés et de mieux conseiller mes élève sur les stratégies à adopter pour s'améliorer. Ceux-ci demandent une organisation très structurée de la classe pour les faire, mais c'est très "payant" pédagogiquement au long terme.

Afin de vous encourager à commencer les entretiens de lecture dans vos classes, je vous invite à télécharger mes carnets de lecture en cliquant sur l'image ci-dessous. Ils sont gratuits. 



Bonne fin de journée!

samedi 17 février 2018

Stage final: Semaine 1

Bonjour à tous et à toutes!

Cela faisait un petit moment que je ne vous avais pas écrit sur le blogue! Je promets d'être de retour à toutes les semaines jusqu'en avril. Pourquoi? Parce que j'ai débuté mon dernier stage en enseignement  et à toutes les semaines je partagerai avec vous mes activités et coups de coeur. 

Mon stage a commencé officiellement le 5 février dernier. Pendant cette première semaine de stage, je partageais la prise en charge avec mon enseignante associée. Cette semaine là avait comme objectif à ce que je m'installe et que je planifie ma première semaine de prise en charge totale. Cette prise en charge totale a commencé le 12 février dernier. Je me suis rapidement mis à la tâche afin d'enseigner à mes 16 petits élèves de 2e année. Je me suis peut-être mis trop rapidement à la tâche par contre! Il faut dire que mes expériences de stage précédentes étaient au 3e cycle, à la maternelle et à Bali. Je n'ai pas pu être en contact avec le 1er cycle en stage et j'ai voulu trop en faire dans cette première semaine. Je vous explique le tout ci-dessous!

LUNDI

Première journée de prise en charge complète, deux nouvelles notions à enseigner. 

  1. Lecture de l'heure sur l'horloge
  2. Le groupe du nom

Pour initier ces notions, j'ai travaillé fort avec les élèves en manipulation. Pour l'heure, j'ai laissé les élèves "jouer" avec les horloges afin de désamorcer l'excitation associée à l'objet. Une fois que les élèves avaient suffisamment joué, j'ai relevé les caractéristiques de l'horloge ainsi que quelques notions de base liées à la lecture de l'heure uniquement.

Pour le groupe du nom, j'ai débuté avec une révision de la notion du nom. Ensuite, 4 élèves sont venus à l'avant afin de tenir une affiche sur laquelle il y avait un nom, un déterminant et 2 adjectifs. Je leur distribuais les affiches en désordre et ils devaient se replacer correctement. Une fois placés, les élèves assis devaient identifier la classe de mot de chacun. Cela a permis de sortir les différentes structures du groupe du nom.

  1. Déterminant + Nom
  2. Déterminant + Adjectif + Nom
  3. Déterminant + Nom + Adjectif
  4. Déterminant + Adjectif + Nom + Adjectif
Une fois les manipulations terminées, nous avons travaillé à repérer les GN au TNI avec la fiche d'activité ci-dessous sur les Jeux olympiques. Cliquez sur l'image pour télécharger la fiche! C'est gratuit.


Finalement, mes élèves ont appris les différents éléments d'une lettre. La semaine dernière, je leur avais lu le magnifique album d'André Marois intitulé "Aux toilettes". Plusieurs de mes élèves étaient très choqués d'apprendre qu'ils ne sauraient jamais ce qui se passe dans les toilettes. Afin de répondre à leurs questionnements, ils ont écrit des lettres en équipe afin de demander à l'auteur ce qui se passait dans les toilettes! Cliquez sur l'image pour télécharger la fiche! C'est gratuit.


J'ai aussi installé mon nouveau système d'autonomie en classe ainsi que mon système D. J'en parlerai dans un autre billet.

MARDI

Deuxième journée de prise en charge complète avec mes élèves. Nous avons continué le travail débuté lundi. Nous avons aussi vécu un magnifique atelier de 90 minutes à propos de la pêche dans le lac Saint-Pierre. Très intéressant et les élèves étaient absolument captivés par la présentation. Absolument  à refaire si j'ai une classe au 1er cycle l'année prochaine!

MERCREDI

Je recherche constamment une façon de dynamiser l'enseignement de la grammaire auprès des élèves sans jamais perdre de vue mon intention pédagogique. Pendant la période consacrée au travail sur le groupe du nom, mes élèves sont devenus des détectives du GN. Mes mots étiquettes ainsi que mes loupes étaient imprimés sur des feuilles de couleur différentes. Les mots étaient imprimés 4 fois en vert, rose, jaune et bleu. Ceux-ci étaient distribués partout dans la classe. Une fois mes consignées données, les élèves devaient se promener avec leurs loupes afin de trouver les mots de la couleur de leur loupe. Une fois tous les mots trouvés, ils devaient former des groupes du nom selon les structures apprises. Les accords n'étaient pas importants étant donné que l'objectif était de créer des GN. Cliquez sur l'image pour télécharger le document. C'est gratuit.


À la fin de la journée, nous avons aussi écrit une lettre collective avec toutes les idées des élèves pour l'envoyer à l'auteur de l'album lu. La lettre a été envoyée par courriel. C'était un exercice vraiment intéressant afin de faire la comparaison entre les deux méthodes de communication. Les élèves ont très bien compris les ressemblances ainsi que les différences entre les deux.

JEUDI

"Dernière" journée de la semaine. Je vous explique pourquoi plus loin! ;)

Jeudi était une grosse journée pour moi! C'était ma première supervision de stage. Pour moi, les supervisions de stage ne sont pas des moments très stressants. Ce sont simplement une journée où un autre intervenant vient m'observer. Mon groupe et moi avons construit des horloges en carton. Une fois les horloges construites, ils ont placé leur horloge à une heure spécifique. Une fois placée, ils ont dû noter les heures de toutes les horloges à la manière d'une scoot. Les élèves avaient une minute pour noter l'heure lue ainsi que la position des aiguilles. Une fois le tout noté, ils changeaient de bureau en suivant l'ordre établi. Étant donné les droits d'auteurs, je ne peux pas diffuser mon document, mais c'est facile à reproduire! :)

VENDREDI

Petite journée le vendredi! Nous avons les élèves seulement le matin. Après la récréation, c'est un enchainement de périodes spécialistes. Mis à part la dictée, nous n'avons pas fait grand chose de spécial. Nous avons fêté l'anniversaire d'un élève avec des petits cupcakes! C'était délicieux.

Cette première semaine de stage s'est terminée avec un Monsieur Jason épuisé, mais très fier de ce qu'il avait réussi à accomplir. Lors de la planification de la semaine à venir, je me suis assuré d'avoir des moments "tampons" où rien de spécifique est planifié, mais je peux adapter ma planification selon mes besoins. Cela devrait me permettre de respirer un peu cette semaine ;) !

Bonne soirée!





dimanche 19 novembre 2017

C'est Noël dans nos classes!

Joyeux Noël!

Le temps des fêtes cogne à nos portes et c'est le temps de commencer à préparer les calendriers de l'Avent dans nos classes! Cette année, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure des calendriers de l'Avent. 

Le calendrier est construit sous forme de volets. Chaque privilège est caché par une boule de Noël sur laquelle il y a la date. Il demande un peu plus d'effort puisqu'il faut le construire, mais cela rend le tout plus interactif avec la classe! Puisque je n'ai pas de classe, j'ai créé des privilèges que je m'imagine faciles à faire en classe. J'ai ajouté quelques pages de boules de Noël vierges pour que vous puissiez inventer vos propres privilèges s'ils ne sont pas adaptés à votre classe.

Cliquez sur l'image pour télécharger le document!




Bonne journée enneigée!


vendredi 6 octobre 2017

Les sciences à l'extérieur!

Bonjour à tous et à toutes!

Nous sommes rendus rendus 4500 personnes sur la page! C'est incroyable de penser que je lançais ce projet il y a trois ans et que maintenant nous sommes rendus ici! Aujourd'hui je partage avec vous mon expérience que j'ai vécue lors de ma fin de semaine de sciences pour mon cours de l'UQAM à St-Michel-des-Saints. 

Dans le cadre de mon cours d'approfondissement en sciences et technologies, nous avons passé une magnifique fin de semaine à la Huardière. Notre fin de semaine était divisée en quatre ateliers qui abordaient différentes thématiques des sciences de la nature. Puisque nous étions plongés dans la forêt, nous avons utilisé l'environnement extérieur pour nourrir nos questionnements scientifiques ainsi que notre curiosité!


Premier atelier

Le premier atelier auquel j'ai participé était animé par une intervenante du groupe G.U.E.P.E. de Montréal! Elle était passionnée par les insectes et nous avons consacré deux heures à ceux-ci. Au début, nous avons survolé quelques notions théoriques sur les insectes ainsi que plusieurs façon de les piéger. 




Nous avons utilisé plusieurs types de filets différents selon les insectes que l'on chercher à capturer et selon le milieu dans lequel on était. Finalement, nous avons aussi construit un aspirateur à insectes. Le principe est très simple et nous permet de capturer efficacement de petits insectes pour les observer à l'intérieur.



Deuxième atelier

Le deuxième atelier nous a permis d'en apprendre beaucoup sur les différentes adaptations que les oiseaux ont développé partout dans le monde. De plus, nous avons exploré les différentes espèces qui vivent au Québec. Une fois les connaissances théoriques terminées, nous avons été à l'extérieur pour observer les oiseaux. Malheureusement, il n'y avait pas d'oiseaux dans notre coin lorsqu'est venu le temps de les observer.

Troisième atelier

Lors du troisième atelier, nous avons exploré les types de sols québécois ainsi que les différentes espèces végétales que nous trouvons dans nos forêts. Nous avons utilisé des outils très simples pour décrire les sols afin de mieux les identifier. De plus, nous avons utilisé un quadrat. Toutes les espèces végétales qui se trouvaient à l'intérieur devaient être identifiées à l'aise d'un guide sur la flore québécoise.


Quatrième atelier

Le dernier atelier était une immersion en forêt pour travailler la précision des consignes d'un bon protocole scientifique. La précision des consignes d'un protocole est importante pour que l'expérimentation scientifique soit reproduite par n'importe qui. Nous devions cacher un objet dans la forêt et indiquer le chemin jusqu'à celui-ci en écrivant les consignes. Une fois écrites, nous devions les donner à quelqu'un d'autre et la personne devait retrouver l'objet. C'était très difficile et très peu ont réussi l'exercice! 


La fin de semaine a été vraiment très enrichissante! Nous avons été en action toute la fin de semaine et nous avons réalisé le peu de matériel que l'exploration de la nature demandait! Ces différents ateliers nous ont fait découvrir que les sciences ne sont pas toujours une expérimentation en classe. Ça peut être aussi simple que de sortir dans la cours d'école et observer le milieu.

Cette fin de semaine m'a beaucoup inspiré pour ma classe de stage ainsi que mes futurs milieux de classe. J'ai vraiment très hâte de sortir à l'extérieur faire des sciences!!

À bientôt!


vendredi 15 septembre 2017

La gestion des résultats...

Bonjour tout le monde!

Depuis la fin de mon stage à l'étranger, je suis inquiet pour mon quatrième stage puisque je ne me sens pas prêt et qualifié pour l'évaluation des apprentissages. J'ai l'impression que nous avons passé trop peu de temps pendant le baccalauréat sur ce sujet alors qu'il est d'une importance primordiale. Il est évident qu'en début de carrière, l'évaluation des apprentissages peut être très difficile et elle continue à l'être toute sa carrière. 

Afin de mieux me préparer pour mon dernière stage en insertion professionnelle cette année, j'ai réfléchis à mes forces et faiblesses comme enseignant. L'évaluation des apprentissages est sortie au dessus de ma liste de faiblesses. L'action d'évaluer n'est pas trop difficile pour moi, mais l'organisation de l'ensemble est un grand défi. Le grand nombre de disciplines à enseigner, la variété des évaluations que l'ont fait et toutes les prises de notes en cours d'apprentissages sont beaucoup d'élément à gérer. Il est très facile de se perdre parmi tout cela.

Hier après-midi, j'ai créé un document afin de m'aider à mieux m'organiser dans toutes les notes et observations que l'ont prend d'un élève. Ce document, que j'appelle "Mon dossier élève", rassemble toutes les informations sur un seul élève. Le document est assez volumineux, mais couvre l'ensemble des matières et leurs compétences sur trois étapes de l'année scolaire. J'imagine ces documents être rangés dans une fiche en carton classés dans une boite dans laquelle je consigne chaque observation et/ou résultat scolaire. 

Je ne l'ai pas encore utilisé, mais j'ose espérer que ce sera une méthode efficace pour m'organiser et que ces document me seront utiles pendant mon dernier stage d'enseignement. 

Cliquez sur les images ci-dessous pour accéder à ma boutique TpT pour visualiser un échantillon du document!

       

       

       

       


Bonne journée!